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vendredi 20 décembre 2013

Les éventails Duvelleroy dévoilent leurs savoir-faire aux Arts Déco

Les successeurs de Duvelleroy -une des rares maisons d’éventaillistes à avoir subsisté- cultivent des savoir-faire anciens ressuscités grâce à Éloïse Giles et Raphaëlle de Panafieu. Archives et photographies évoquent cette histoire depuis sa création en 1827 tandis que dessins préparatoires, patrons et formes retracent les étapes de la réalisation. A découvrir à la Bibliothèque des Arts Déco !

 Eventail Aile de Hongrie, début XXe, monture en écaille.
Et si l'éventail redevenait un accessoire de mode ? "C'est dingue que l'éventail ait disparu des mains des femmes alors que toutes en avaient, un peu comme les lunettes de soleil aujourd'hui", s'étonne Éloïse Giles, une des créatrices à l'origine de la Renaissance de la marque Duvelleroy. Pour elle, c'est "la quintessence de la féminité", "l'accessoire absolu". Ainsi durant la 2e moitié du XIXème siècle, "le petit livret de l'usage de l'éventail" indiquait qu’à chaque position de l'accessoire correspondait un message : devant le visage pour dire "Je vous aime" et contre la joue pour signaler à l'amant "Nous sommes surveillés".   
 Eventail Paon, début XXe. Plumes de paon et monture en nacre
Autrefois capitale de l’éventaillerie, Paris ne compte en 1827 guère plus de 15 fabricants. Mais Jean-Pierre Duvelleroy -persuadé que cet accessoire devenu désuet après la Révolution française va connaître un nouvel essor- ouvre sa maison. Il s’entoure des meilleurs tabletiers pour fabriquer des montures d’éventails en bois, en corne, en nacre, en ivoire, et en écaille… Il collabore avec les graveurs et les peintres, s’entoure d’artistes comme Ingres ou Delacroix. Après avoir créé un éventail figurant la famille royale d’Angleterre d’après l’oeuvre de Winterhalter, il est nommé fournisseur officiel de la reine Victoria. En 1853, il réalise un éventail pour la corbeille de mariag
 Eventail Pailleté, 1890. Feuille en tulle or rebrodé, monture en corne blonde.
L’éventail couture va connaître la gloire : les feuilles en tulle, en gaze de soie, en dentelle et en organza sont rebrodées de paillettes tandis que les plumes sont travaillées en marqueterie. Duvelleroy se spécialise en éventails “trophées”, oeuvres de plumes réalisées à partir d’un seul oiseau, intégrant parfois jusqu’à la tête de celui-ci. Avec l’Art nouveau, les éventails s’ornent de fleurs et de femmes, souvent peintes par Billotey, Louise Abbéma, Gendrot ou Maurice Leloir. Duvelleroy développe dès le XIXe des éventails publicitaires. 
 Eventail Rose. Réclame pour le Restaurant Larue à Paris 1930/1940.
Après la Première Guerre mondiale, la production d’éventails de mode, aux feuilles textiles, décline au profit de celle d’éventails publicitaires, aux feuilles de papier. Des éventails commémorant la victoire des Alliés sont conservés au musée de l’Armée. Pendant l’entre-deux-guerres, Duvelleroy crée des éventails en plumes d’autruche, pour parer les garçonnes. L’éventail de Farida Zulfikar pour ses noces avec le roi Farouk d’Egypte, en 1938, sera la dernière commande royale de la maison.  
 Eventail réclame Café de Paris, vers 1910. Illustrateur G. Darcy.
Duvelleroy est l’une des seules maisons à avoir perduré après-guerre. Pendant les Trente Glorieuses, elle survit grâce au commerce d’objets de maroquinerie et à la vente d’éventails anciens. La France a été le plus grand producteur d’éventails publicitaires au monde. Faits de papier et de brins de bois, imprimés grâce à des techniques modernes, ils sont offerts par les hôtels, les restaurants, les magasins ou vendus en souvenir. La carrière de l’éventail publicitaire s’étend de 1890 à la 2nde Guerre mondiale. Passé de mode, sa production devient quasi confidentielle après les années 1950, même s’il bénéficie de signatures d’affichistes renommés - Chéret, Pal, ou Cappiello, Poulbot.    
 Eventail Eiffel, 2013. Feuille en satin de soie ennoblie à la feuille d'alu
En 2010, Éloïse Giles et Raphaëlle de Panafieu ressuscitent l’éventail de haute façon et s’associent à Michel Maignan, l’héritier de la Maison Duvelleroy qui a préservé le fonds transmis par son grand-père. Pour conserver ce savoir-faire rare, les deux jeunes femmes constituent un réseau d’artisans capables de réaliser des collections dans la haute tradition française. 15 corps de métier (tabletier, brodeur, plumassier…) peuvent intervenir dans sa fabrication. Un éventailliste formé par le dernier maitre d’art en France assemble l'éventail à la main. Les Duvelleroy sont tous signés par une marguerite. En 2012, Duvelleroy reçoit le label « Entreprise du Patrimoine Vivant».  
 « Bleu », empreinte d’un motif de dentelle « pissenlits », fin XIXe
La maison réalise des éventails couture (montures en fibre de carbone, en nacre, en marqueterie de paille, les feuilles en soie ou en plumes de paon, d’autruche, de faisan), des éventails de designers (co-édités avec des grands de la mode et du design, comme Lovisa Burfitt ou Nathalie Lété). Après le succès de l’éventail « Air Conditioning » en 2011 coédité avec Jean-Charles de Castelbajac et porté par Katy Perry, Duvelleroy édite chaque saison des illustrations originales (Romain-Louis Leroux, Chloé Van Paris, Beirut Loves et le Moulin Rouge) et des commandes spéciales. Les créatrices travaillent aussi pour des maisons de couture et de  joaillerie 
 Eventail Muvelleroy Masque pour le Moulin Rouge
  © DR
Etude publicitaire pour Duvelleroy par Gendrot, 1905
Exposition « La Maison Duvelleroy Passé-Présent », du 29 avril au 31 juillet. Bibliothèques des Arts Décoratifs. 111, rue de Rivoli. 75001 Paris.www.bibliothequedesartsdecoratifs.fr. La bibliothèque est ouverte le lundi de 13h à 19h, le mardi de 10h à 19h et du mercredi au vendredi de 10h à 18h  Fermée les samedis, dimanches et lundis matin, les jours fériés, du 25 décembre au 1er janvier et le mois d’août.

jeudi 19 décembre 2013

The Eclipse Mother of Pearl

La philosophie élégante et voyageuse née au siècle des Lumières reste aujourd’hui au cœur de l’identité: les garde-temps Jaquet Droz marient depuis toujours design, matières et savoir-faire aux plus inouïs des raffinements de la mécanique horlogère



LES OISEAUX DE JAQUET DROZ - BIRD REPEATER

LES OISEAUX DE JAQUET DROZ, 

UN RÊVE DE TOUTES LES DIMENSIONS 

La Cote des Montres
 Quand il voit le jour en 1721, Pierre Jaquet - Droz, le fondateur de l’Atelier qui portera bientôt son nom, est avant tout un enfant du Jura Suisse. Dans ces vallées qui restent encore aujourd’hui le berceau de l’excellence horlogère helvète, l’heure est à la vie en communion avec la nature environnante. Les saisons se succèdent au chant des oiseaux qui passent. Le chant de ces animaux, pour lequel le siècle des Lumières se passionne, entre naturalisme et coquetterie, a sans doute bercé les étés du jeune prodige au bord de la cascade du Saut du Doubs. 
 Beaux, libres, fascinants, les oiseaux enchantent leur époque et le jeune horloger saura, dès ses débuts, s’approprier cette tendance. Car si Pierre Jaquet - Droz s’affirme comme un virtuose de l’ingénierie horlogère, l’homme est aussi un entrepreneur plein d’audace, doublé d’un esthète en phase avec les goûts de son temps. A l’heure où s’élabore l’Encyclopédie, où les sciences gagnent leurs lettres de noblesse, alors que frémissent les bases de la révolution industrielle, Pierre Jaquet - Droz s’emploie à faire de son métier un véritable défi : celui de copier le vivant. Ses automates – la Musicienne, l’Ecrivain, le Dessinateur… aujourd’hui exposés au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel - vont stupéfier de nombreuses têtes couronnées de l’époque. 
 Mais la Nature est également à l’honneur de cette vision singulière, et les oiseaux y sont particulièrement représentés. A l’image d’un scientifique disséquant les secrets de son objet d’étude pour parfaitement le comprendre, Pierre Jaquet - Droz et ses successeurs s’imposent avec leurs séries de pendules longue-ligne. Très vite au fait des dernières innovations en matière de miniaturisation, ils donnent bientôt naissance à de stupéfiantes montres chantantes. D’abord intégrées dans de véritables cages à oiseaux, ses créations bénéficient de l’évolution de l’horlogerie miniature, se transformant bientôt en montres de poches et en horloges de tables aux proportions aussi réduites que raffinées. Authentiques vedettes de leur temps, les « oiseaux  » de la célèbre Ferme de Sur le Pont à la Chaux-de-Fonds sont non seulement des trésors mécaniques, mais aussi des arts décoratifs de l’époque. Emaux restituant chaque nuance du plumage, or, perles, pierres précieuses, rien n’est trop beau pour ces garde-temps exceptionnels qui assurent à Jaquet - Droz une renommée internationale aujourd’hui inchangée.

THE BIRD REPEATER

Depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse de la toile sur laquelle le peintre fait naître son œuvre ou le cadran sur lequel le sculpteur applique son décor en relief, les ateliers de la marque rendent hommage aux oiseaux et leurs donnent vie. 

 Au plus ancien des rêves des hommes – celui de voler, Jaquet Droz offre aujourd’hui une nouvelle dimension et repousse les limites de la haute horlogerie en présentant The Bird Repeater. Imaginé par les artisans de la maison, ce garde-temps exceptionnel conjugue l’histoire, les savoir-faire et l’imaginaire Jaquet Droz de manière aussi précieuse qu’inédite. 
 Authentique spectacle visuel, The Bird Repeater met en scène un couple de mésanges, symboles de la région du Jura d’où est originaire Pierre Jaquet-Droz, réunies au-dessus du nid où se trouvent leurs petits. Autre clin d’œil aux origines de la manufacture, la cascade du Saut du Doubs orne elle aussi le cadran de ce nouveau trésor horloger. Entièrement animé grâce à un mécanisme d’une complexité sans pareil, ce tableau en trois dimensions va prendre véritablement vie. Tandis qu’un des oiseaux se penche pour donner la becquée à son enfant, les ailes de son compagnon se déploient en dévoilant de délicates nuances de couleurs. Disposé au cœur du nid, un œuf s’ouvre pour laisser apparaître un poussin, tandis que l’eau de la cascade ruisselle incessamment. 
 Véritable automate, dont le système à cames est directement issu de la technologie du Siècle des Lumières, The Bird Repeater fait appel à tous les corps de métiers décoratifs. Graveurs et peintres de la maison Jaquet Droz ont collaboré pour donner naissance au jaune, au bleu, au blanc et au noir profond du plumage, aux volumes parfaitement équilibrés, à la finesse des brins d’herbes du nid, et au réalisme de cette scène sur laquelle pas moins de huit animations différentes ont été orchestrées : mouvement des têtes et des ailes des oiseaux, mouvement des poussins, éclosion d’un œuf, chatoiement de l’eau fraîche… 
Fidèle à son exigence extrême, Jaquet Droz dote The Bird Repeater d’une des complications les plus virtuoses de la haute horlogerie : la Répétition Minutes. Celle-ci permet, d’une simple pression du doigt, d’entendre sonner heures, quarts et minutes et de déclencher ses précieuses animations. La résonnance et la richesse du son du timbre cathédral, né de deux tours du mouvement, n’a d’égal que la complexité du système de carillons enserré dans le boitier en or de 47 mm de diamètre et de seulement 18,4 mm d’épaisseur. 


Doté d’une réserve de marche de 48 heures, composé de 508 éléments différents, The Bird Repeater est proposée en deux modèles, un en or gris serti de diamants, l’autre en or rouge, édités chacun à 8 exemplaires exclusivement. Fruit de deux années de développement, ce nouveau coup d’éclat horloger est la dernière illustration en date, et sans doute la plus poussée, de la singularité de l’esprit Jaquet Droz : faire vivre, comme nul autre, la poésie du Temps. 


 Alors que The Bird Repeater est aujourd’hui dévoilée, la Manufacture parachève une pièce qui viendra couronner son lien historique avec l’univers des oiseaux à l’occasion de Baselworld 2013. A La Chaux-de-Fonds, tout comme le chant des mésanges et le murmure de la cascade du Saut du Doubs, l’envoûtement du Temps n’est pas prêt de s’arrêter. 
The Bird Repeater

Jaquet Droz - Grande Seconde Quantième

Avec la Grande Seconde Quantième, Jaquet Droz offre à l’un de ses modèles phares un visage subtilement modernisé, grâce à de nouveaux index et à des couleurs inédites.
GRANDE SECONDE QUANTIÈME 


Depuis sa création, la Grande Seconde a toujours été une source d’inspiration inépuisable pour la marque qui en fait son emblème. En 2011, Jaquet Droz lançait la Grande Seconde Quantième, une Grande Seconde en acier assortie d’un quantième. Cette année, la ligne s’enrichit de deux nouvelles déclinaisons au design toujours plus contemporain.
Pour le plaisir des yeux, les cadrans bleu ou chocolat, font la part belle aux Côtes de Genève multipliant les teintes en fonction des jeux de lumière. La sobriété reste de mise avec un affichage épuré de la date et de l’heure sur ces modèles de 43 mm : les chiffres arabes et romains des modèles précédents ont fait place à des indicateurs bâtons à la belle simplicité. Ces évolutions de la Grande Seconde Quantième sont une démonstration de la manière dont Jaquet Droz n’a de cesse de réinventer les modèles qui ont fait sa légende et sa célébrité.
Les deux modèles dévoilés lors de Baselworld 2013 sont en boutiques!





Publié dans : Jaquet DrozNouveautés

Jaquet Droz Tourbillon SW

 En 2011,  associait un tourbillon à l’un de ses modèles phares : la Grande Seconde, dont le cadran reprend la forme du huit. Cette année, la marque haut de gamme du Swatch Group réitère cette association dans le cadre de sa collection sportive SW.
 Le tourbillon est inséré dans la partie supérieure du cadran. Le pont supérieur a été changé pour prendre la fonction d’aiguille des secondes. Le compteur heures minutes est situé en vis-à-vis du tourbillon. Sur son pourtour, des index en chiffres romains sont traités au Superluminova blanc. Le boîtier en or rouge mesure 45 mm de diamètre et reprend les codes de la ligne SW.

Fiche technique:

Mouvement: mécanique à remontage automatique, calibre Jaquet Droz 25JD-S, tourbillon, masse oscillante en or blanc 18 carats avec finition PVD noir, 31 rubis, 7 jours de réserve de marche, 21600 alternances par heure
Fonctions: heures, minutes à 6h, tourbillon avec pont-secondes à 12 heures
Boîtier: en or rouge 18 carats, 45mm de diamètre, numéro de série gravé sur le fond, étanche à 50m
Cadran: noir avec traitement caoutchouc, appliques en or rouge 18 carats, aiguilles en or rouge 18 carats, inserts en superluminova
Bracelet: en alligator, coutures noires, boucle déplyante en or rouge 18 carats, avec finition PVD noir
Référence: J030033240

GRANDE SECONDE SW OR ROUGE PAR JAQUET DROZ


Grande Seconde SW Red Gold


design - interagissent rouge et noir pour un impact visuel dynamique. Or rouge est non seulement utilisé pour le cas, mais aussi pour l'anneau tridimensionnel entourant les deux cadrans sur ce modèle, avec ses superbes lignes masculines. Or rouge de la lunette cannelée avec son design résolument affirmé, les plaques appliquées, les cornes creuses, les mains et la boucle déployante - dont la surface brillante contraste avec le mat sombre du bracelet en caoutchouc - pour ne pas mentionner le cadran et la couronne. Cette conception magnifiquement équilibrée est soigneusement pensé jusque dans les moindres détails: les aiguilles de la montre sont terminées par une couche de Super-LumiNova. Doté d'un mouvement à double barillet mécanique à remontage automatique et un 18-carat sport or blanc masse oscillante, la Grande Seconde SW Or Rouge est résistant à 5 bars (50 mètres) d'eau. Doté d'une résistance supérieure, architecture et design, cette montre exceptionnelle répond aux attentes élevées et des normes de la véritable aficionado des mécanismes de garde-temps de qualité. La Grande Seconde SW Or Rouge sera dans les magasins en Décembre 2010!

www.jaquet-droz.com

Jaquet Droz - L'Eclipse Collection - Majestic Pékin


The Eclipse Black Enamel